Je t'ai vu ce matin, je t'ai vu dans cette lucarne avec les tourterelles de Turquie que nous sommes. Ce couple de tourterelles que l'on forme pour le pire et le meilleur de ce que nous sommes, le pire et le meilleur de la forme. Je t'aime encore plus que tu ne peux l'imaginer, tu es mon bien-aimé.
Éric ? Mais qui est Éric ? C'est mon araignée au plafond, le petit pois que j'ai dans la tête. Éric, c'est le grelot du fou de la reine, c'est le grelot de l'oignon que l'on met dans la soupe. Éric, qui est Éric ? Je ne le connais pas, il ne s'intéresse pas à moi mais il est tout à moi, il est tout moi. C'est mon moi, mon ego démesuré surdimensionne, c'est mon âme qui s'affole dès que l'on me cajole, c'est ce toi que je voudrais moi, c'est ce toi qui es à moi, pas à moitié, pas moite, juste à moi. Parce que Éric, c'est aussi rose que la vie, que le vice de la vis, que le vice d'une vie sans finalité,...
Je vous écris car je viens de me rendre compte que ça fera quatorze ans que je n'ai pas de vie à cause de vous. Quatorze ans que je n'ai que vous en tête. En fait, je ne pense qu'à vous. Je ne le réalise que maintenant. Dans ma vie, depuis plus de vingt ans, il y a du rose et des ronces. Pas de quoi en faire un grand roman, y mettre juste ce qu'il faut de poésie pour me dire que je peux encore vous aimer davantage dans l'absolu. Je vous aime dans l'absolu, je tiens à vous dans l'absolu, vous êtes mon absolu, mon irrémédiable irresolu. Je vous aime, je ne sais pas comment l'aborder, je ne peux pas...
Elle n'est pas pulsatile, celle-là, elle est juste fragile et rêve de toi. Elle s'est réveillée en pensant à toi, elle se réveille en pensant qu'elle ne pensait qu'à toi. Un toi qui la ravit et qu'elle voudrait dans son lit ? C'est toi qui le dis ou le prédis.Tu organises et elle dispose en symbiose. Tu organises et elle n'attend que ça, que tu t'occupes d'elle ici-bas. Elle t'embrasse. À l'infini ? Vite, au lit !
En chantier, enchantée de ne pas tergiverser et de laisser le vague à l'âme divaguer comme il te plaît. Toi qui n'es pas à moi, fais comme il te plaît de mes amoures sans contours. Fais ce qui te plaît de ces peaux de vache qui ne font pas de fleurs dans le pré. Fais ce qui te plaît de ces amours sans retour.
Comme un petit résidu, un je ne sais quoi qui ne prend plus ce qui devrait être à toi. Ce je ne sais quoi qui n'est plus, le crois-tu ? Ce je ne sais quoi qui ne sera pas à moi et qui restera bien à toi, quoiqu'il en soit. Je t'aime et c'est déjà ça. Ça ne prend pas ?
Elle est là elle t'attend sans que que tu n'attendes rien en retour. Elle est peut-être ton dernier recours. Elle est peut-être ton dernier secours. Elle est peut-être ce que tu as de mieux à faire avant de tout défaire. Elle n'est peut-être pas ton affaire. Ça, ce sont ses affaires. Mais que faire si elle t'aime ? Se laisser faire ? Transfére.
Petit facteur deviendra grand pour les enfants si indigents. Petit facteur, vas-y tourne comme un derviche tourneur avec ta gibeciere de chasseur, grossière erreur. Petit facteur, tu n'es pas trop sérieux si tu mets fin à tes tournées, surtout en été. Tu es la fée des prisonniers, de ceux qui n'ont rien d'autre qu'un peu de pain sur des os bien frais. Tu chamboules tout, petit facteur, tu chamboules certains cœurs.
Tu m'as encore fait rire cette nuit. Évidemment, je ne t'avais rien demandé et tu fais bien ce que tu veux comme tu veux. Donc, j'ai bien ri et je te remercie juste pour ça. La vie tient à peu de choses, parfois. Je comprends pourquoi je t'aime. Je comprends mieux, parfois, ou pas. A moins que...