Aller à l'abreuvoir et ne rien remarquer. Ne pas se démarquer pour ne pas choquer. Se démarquer en soi, rien que pour soi, pour ne pas être dans le chariot de la vie. Prendre le petit train, le petit tramway, se lover dans un wagon et ne pas se fier à la machine à charbon. Ça ne charbonne plus depuis longtemps. Mais toi tu avances dans ton petit chemin, ton sentier des douaniers que tu prends pour te faire plaisir. Ne pas se méprendre et apprendre plus qu'il n'en faut. Ne pas se fier à la plèbe. Aller plus loin que le village et ne pas se fier à ce qui se dit. Tu t'en fiches. Continue ton bonhomme...
Prendre la rive et te chuchoter des choses à l'oreille. Prendre la rive et ne pas partir à la dérive en pensant à toi. Tu étais bien mieux que moi. Tu es toujours bien mieux que moi mais je ne me sens plus en toi. Je suis en moi et c'est mieux comme ça. Je suis en moi et j'aime mieux ça. C'est meilleur pour moi. Tu aurais voulu être mon époux mais au fond, tout le monde s'en fout, à commencer par toi. Tu étais mon époux l'espace d'un instant, dans cet espace temps où je n'étais plus à moi. Maintenant, je suis redevenue moi et je t'aime comme avant que ma raison ne déraisonne. Je t'aime comme une...
J'ai envie de prendre ce chemin, de le prendre pour de bon avec un retour possible sur les coups de minuit. Tu es un coup de minuit, un cou de minuit et tu plonges ta main dans le lit immobile. Le lit qui s'immobilise pour toi. Il est meuble. C'est un meuble courtois. C'est un meuble de l'amour courtois. Il n'aura jamais assez de frivolité pour faire de toi un fripon. Tu es un fripon à ta manière. Serais-tu narquois ? Ne sois pas discourtois à mon endroit. Sois flexible et évasif. Sois invasif. Envahis moi avec ta langue de courtois parfois discourtois. Tu es la langue, le pouvoir des mots qui...
Mais où est la carte du tendre ? Est-elle dans cette boîte aux lettres ? Je ne crois pas que l'on peut se permettre de la déplier. Mieux vaut la laisser repliée car on ne sait jamais, elle peut resservir. Elle peut attendrir les plus fatigués d'entre nous. Elle peut aussi asservir peut-être faut-il s'en méfier comme de la première guigne qui viendrait gâcher le panier de cerises 🍒. Pas de guigne sans guignolet. Mais où est passé guignol ? Personne ne le sait. Il ne fait plus partie du paysage. Il n'y a plus que des gnafrons qui donnent le son.
Tout ceci n'est pas très important, qu'on se le dise. Qu'on se le dise une bonne fois pour toutes. Il vaut mieux que l'on s'en foute et poursuivre son chemin coûte que coûte, quoiqu'il en coûte. Je ne goûte pas aux chemins sacrés, tout est à desacraliser. Il faut désactiver ces chemins de croix qui ne mènent qu'aux suspensions sans point qui achoppe à la croisée des plus malins. Je ne suis qu'une imbécile qui joue la carte du sensible. Mais je ne perds pas la carte, je perds juste les cartes du bon sens, celui qui frappe sur le coin de la table au carré. Je ne suis qu'une fieffee solitude sans...
Comment te laisser guider dans ce coin de Bretache, là où la Bretagne n'est pas. Enfin elle n'y est plus. Reste l'étang qui poissonne dangereusement pour ceux qui hameçonnent langoureusement les poissons argentés qui desargentent les passants. Tu n'es rien sans ce morceau de pain qui s'insinue dans les myosotis qui viendront en leur temps. Pour l'instant, profite des crocus et des pervenches qui font la culbute dans la culture du pauvre. Pauvre n'est rien. Et ce n'est rien si tout est passé à califourchon. Rien ne t'indispose plus que de califourchonner dans la place du pauvre. Mais pauvre n'est...
Et si tu t'étais présenté ? Qu'est-ce que ça aurait fait ? Il aurait fallu que tu te présentes et je ne sais si tout cela m'enchante, si tout cela me chante. Je suis en perdition. Je suis perdue avec et sans toi. Je ne sais plus quoi penser ni donner des yeux de la tête. Tu es mes yeux de la tête et je voudrais te faire la fête. Je voudrais te faire un baiser, un mimi papillon 🦋 qui sent bon. Car je crois que tu sens bon. Oui, tu sens bon, je le sais. J'aime bien que tu sentes le frais, le frais matin d'hiver où tout me semble à l'envers. Pas le vétiver non, juste le frais pain grillé du matin....
L'irrepressible envie de ne pas bouger me vient d'elle. Ne pas bouger et contempler ce qui reste de planète, de toute petite planète qui donne envie que l'on s'agace pour elle. Elle, elle ne bouge pas. Elle est toujours là avec moi. Elle aime ça, être avec moi, à mes côtés, dans mes côtés, sur mes côtés. Elle est sur mes genoux et ne demande pas à bouger de ce trou moelleux qui fait que l'on est deux. On est deux et une seule. On est deux et on ne peut s'empêcher d'être une et indivisible. On se confond dans le même jargon. On se confond dans le même talion et on ne peut s'empêcher d'être deux...
Si tu comptes mon mobile dans tes sujets de discussions, sache que mon mobile vibre pour toi. Pas comme le petit canard, ça non, mais comme le petit sacerdoce pour lequel tu bosses depuis tant d'années et pour lequel tu ne t'es jamais arrêté. Je t'aime Éric et je te dois bien des choses. Avant que je ne m'embrouille, sache que mes tulipes 🌷 sont acquises à ta cause et qu'elles t'attendent avec mes jacinthes. Dis un jour, on ira à Samarkande? On ira loin comme ça ? On ira où tu voudras comme tu voudras mais pas quand tu voudras. Tu es mon pouvoir de décision. Je suis celle qui prend la décision...
Je ne sais pas vers quoi il faut tendre, si ceci fait partie de la carte du tendre ou du "Il faudrait que". Je ne sais pas quoi en penser. Je ne sais si tu te fous de moi ou s'il faut attendre un meilleur bosquet pour se rencontrer. Il faudrait rayer tout ceci de la carte, de cette carte de l'a peu près, du il faudrait, du on ne sait pas quoi, mais tu ferais mieux de t'appesentir sur ta condition plutôt que de boire le vin que tu n'as pas mis au frais. C'est pour ça qu'il n'est pas bon. Tout vin est bon à mettre au frais. Pas besoin de le chambrer, c'est des conneries de la télé 📺. Il faudrait...