Avoir un tapis de sedums pour linceul. Ceci est ma tombe et je chatouillerai le vent de mes refrains. Je suis couchée et j'attends que la mort arrive. Où en est ma dérive ? Elle se porte bien. Elle m'a vue mourir dans le chemin qu'il faut redouter. Je ne sais pas ce qui va se passer. Je suis dans l'impatience d'une parution immédiate ou d'une publication posthume. Il faut que je règle certaines affaires et après je m'attacherai à reprendre des sedums que je choisirai pour linceul. Où en sont mes publications ? Elles sont dans l'œil du bouillon et courent à la déroute. Que ferais-je au mois d'août...
Elle est fatiguée la fille sur la photo. Elle se souvient qu’elle avait regardé sa mère cueillir des grappes de raisin dans son pré, ramasser des pommes pourries en les faisant rouler pour qu’elles atteignent le pied du pommier, elle a fait la même chose avec les coings. Petite excursion dans le pré, à Saint-Avit, chez les Testault, ce pré où n’a jamais poussé de blé, ce pré où paissaient les bœufs en bordure de Loir, près de l’abbaye de Saint-Avit. Plus rien aujourd’hui des abbesses de Saint-Avit, à part un trésor conservé à mille lieues de là. Le trésor aujourd’hui c’est ce Loir qui joue les...
Je ne veux pas extrapoler. Je veux juste m'echouer dans un bain de jouvence, dans le bain de l'adolescence, dans le bain de la décence de ne pas avoir de descendance, dans celui de tout remettre dans le bain de la littérature. C'est mon chemin, mon choix, mon sentier, ma croix. Je croise le fer avec l'écriture dans un bain de jouvence qui me sied bien. Je ne rattraperai pas le temps perdu. Je ne pourrai que m'initier à mes illusions perdues dans l'innocence d'un tapis de moqueries. Je suis mon chemin en en retenant le latin, le camino ou cammino des Gaulois. Je suis une druidesse, une celtic girl...
Tu ne crains plus rien d'autre que ta prison, ta geôle dans laquelle on t'a consignée, assignée à résidence comme si tout cela avait de l'importance. Mais qu'attends-tu toi qui n'a rien contrefait mais qui a tout défait? Qu'attends-tu que je fasse ? Que je m'égare ou que je me délace dans ces méandres contrefaits ? Je me suis délassée pour que tu t'exhibes et que tu t'exposes toi le perroquet, le parrot qui me conforte dans l'idée que je me suis décontractée sans me laisser aller. Il faut que j'aille me confronter à la lunette des autres, que j'aille voir dans leur lunette arrière ce par quoi ils...
Il fallait que l'on te sourie pour que tu prennes le chemin de Benjamin, le chemin de celui qui te mène dans les hautes sphères de la pensée intellectuelle, dans cette atmosphère surannée où tu n'as rien vu dépasser, à moins que ce ne soit Liselotte qui te demande si l'offrande est bien meilleure que la nuit à Guermantes. Non, tu ne t'es pas enfuie et tu as matelassé tes papiers, tes petits papiers froissés que tu stickes au milieu comme si c'était du plus bel effet. Il te faut un stick, un sticker, on te connaît par cœur. Tu as Benjamin au cœur, au cœur de l'oriflamme et lui te lance des flammes...
Petite cerise confite pour son prochain. Dis, à quoi sers-tu dans l'instant présent ? A te débarrasser de tes escarcelles, de tes innombrables pixels en devenir sur la planète des maudites filles par leurs petites dînettes ? Tu ne vas pas exploser tu vas imploser devant toutes ces bassesses et ces lunettes arrières qui te font mettre la tête à l'envers. Tu es confite dans ton enfance et dans ton adolescence et tu te confonds en excuses sans être jamais passée par la case adulte. Tu n'es que cette toute petite fille qu'on a ramassée à la pelle de l'hiver, dans sa peine et dans son chagrin. Tu n'es...
Je ne sais pas si tout cela va craquer, exploser à la face de certains. Pour l'instant, il faut garder son quant à soi en rêvant à la revanche qui aura lieu au temps des cerises. Oui, on attend le temps des cerises pour avoir son troisième tour, celui de la revanche et des revendications avant d'entamer une rébellion. Car oui, elle viendra la rébellion. Pour l'instant, laissons faire les aubépines en fleurs Pointer le bout de son nez avec assez peu d'effets. Pointer le bout de son effet pour se planter le nez au cœur de la fleur, au cœur de l'aubépine qui pique au milieu de son cœur. Épines qui...
En plein dans le mille. Il faudrait viser en plein dans le mille pour tout éparpiller sans se disperser. Ne pas perdre une miette. Ne rien disperser au sol pour éviter de gâcher. Ne rien gâcher en éparpillant les restes. Ne pas perdre une miette sous peine de voir le carnage recommencer. Viser juste, sans déflagration. Viser pour tout recommencer et repartir de zéro Ou alors passer à côté. Passer à côté et viser au plus juste, depuis le côté et ne rien risquer. Prendre des risques comme on mange des frites mais qu'on ne plante pas de clématites. Planter une clématite est un risque, un pari sur...
Et que deviendra-t-elle, cette fleur ? Sera-t-elle rouge et ronde ? Se croquera-t-elle ronde et sucrée ? Rien n'est sûr pour l'instant. On ne peut jamais être sûrs de rien par les temps qui courent. Gélera Gélera pas ? Rien n'est sûr à présent. Quel temps fera-t-il dans trois mois ? C'est le temps de la gestation, le temps de la végétation et maintenant, on n'est toujours aussi sûrs de rien Il y a de l'avenir pourtant mais jusqu'à quand ? Tout est si fragile bien que franc. Tout est si absurde. Tout est si rodé. Tout est pris au dépourvu. On se prend au dépourvu. Tout est si couru. Il y a de la...
C'est dans l'herbe que c'est inscrit. Tout est dans l'herbe. Tout ce patrimoine qui ne m'appartient pas et que j'emprunte pour m'y bercer dedans. Je m'y berce sans controverse, sans contrepartie et sans vis à vis. J'y suis Tout tracer dans l'herbe. Tout inscrire dans cette herbe. Écrire dans l'herbe comme on fait des circonvolutions, des dessins en rond, des dessins dans le rond de l'herbe et des fleurs. Pâquerettes et pissenlit tout au fond de son lit. Tout inscrire dans l'herbe pour trouver le sommeil