Tiens, je crois que je t'ai vu là la semaine dernière. Ou c'était peut-être en face, là où il y a de la picrate de pirate. C'était peut-être toi, mon promis, ou c'était peut-être mon père. Je ne sais pas à qui je m'adresse si c'est à toi le puni de l'ivresse ou si c'est à dieu le père. Tout est possible, tout est dû domaine du possible et du domaine des dieux. Que veux-tu mon vieux. Il faudrait faire des efforts pour être deux. Dans mon cas, ce serait un challenge d'être deux et pas une seule et indivisible. Oui je suis une et entière et pas besoin d'être à deux pour ressentir le chagrin et la...
Attention c'est privé ici. Mais c'est privé de qui ou de quoi ? C'est privé de bois. C'est privé de l'essentiel, de ces petits bois qui font les petits moi qui sont aux abois. Ces petits émois qui sont de grandes émotions mais pas de grands aboiements. Non, ça c'est pour les molosses des temps modernes. On laisse aboyer les chiens pendant que les caravanes sont à l'arrêt pour voir si les jets privés sont sur les mers ou dans les airs. Mais qu'importe, ce ne sont pas mes jouets de l'instant présent, pas de playmobils dans les mobiles qui ne sont que des jets d'ancre à l'encre sympathique. Oui je...
Tiens, voici la beauté de la nuit qui vient me rendre visite en pleine journée. Elle n'a pas quitté sa nuit et puis tu restes ici. Tu restes dans mon lit je ne sais pas qui mais je sais que tu n'es pas loin de mon chemin que je trace en dehors de mes nuits qui ont trop de soucis. Trop de soucis dans ce lit qui n'a pas de souci à se faire des peurs sans lendemains qui abreuvent des presses à scandale des bacchanales. Des bacchanales sans charme mais avec beaucoup de coco et d'opium pour charmes sans lendemains qui ne vont pas bien. Des charmes sans bacchanales mais avec des bacchantes que je porte...
J'ai bien failli m'arrêter là mais je n'avais pas de camping-car. J'avais mes deux pieds et mes deux jambes et j'ai considéré que c'était déjà bien, d'autant plus que je ne manquais pas de pain. Pas besoin de camping-car pour connaître la gloire. Mais qui veut connaître la gloire ? En tout cas pas mon être. Moi je veux juste gagner un œuf d'argent en restant tout de même honnête. Pas si malhonnête, en tout cas, que les autres gens autour de moi qui semblent bien malheureux de finir comme ça, comme de vieux croûtons qui ne mangent pas assez de pain car ils n'ont plus assez faim. Deux vieux quignon...
Je t'ai vu ce matin, je t'ai vu dans cette lucarne avec les tourterelles de Turquie que nous sommes. Ce couple de tourterelles que l'on forme pour le pire et le meilleur de ce que nous sommes, le pire et le meilleur de la forme. Je t'aime encore plus que tu ne peux l'imaginer, tu es mon bien-aimé.
Éric ? Mais qui est Éric ? C'est mon araignée au plafond, le petit pois que j'ai dans la tête. Éric, c'est le grelot du fou de la reine, c'est le grelot de l'oignon que l'on met dans la soupe. Éric, qui est Éric ? Je ne le connais pas, il ne s'intéresse pas à moi mais il est tout à moi, il est tout moi. C'est mon moi, mon ego démesuré surdimensionne, c'est mon âme qui s'affole dès que l'on me cajole, c'est ce toi que je voudrais moi, c'est ce toi qui es à moi, pas à moitié, pas moite, juste à moi. Parce que Éric, c'est aussi rose que la vie, que le vice de la vis, que le vice d'une vie sans finalité,...
Je vous écris car je viens de me rendre compte que ça fera quatorze ans que je n'ai pas de vie à cause de vous. Quatorze ans que je n'ai que vous en tête. En fait, je ne pense qu'à vous. Je ne le réalise que maintenant. Dans ma vie, depuis plus de vingt ans, il y a du rose et des ronces. Pas de quoi en faire un grand roman, y mettre juste ce qu'il faut de poésie pour me dire que je peux encore vous aimer davantage dans l'absolu. Je vous aime dans l'absolu, je tiens à vous dans l'absolu, vous êtes mon absolu, mon irrémédiable irresolu. Je vous aime, je ne sais pas comment l'aborder, je ne peux pas...
Elle n'est pas pulsatile, celle-là, elle est juste fragile et rêve de toi. Elle s'est réveillée en pensant à toi, elle se réveille en pensant qu'elle ne pensait qu'à toi. Un toi qui la ravit et qu'elle voudrait dans son lit ? C'est toi qui le dis ou le prédis.Tu organises et elle dispose en symbiose. Tu organises et elle n'attend que ça, que tu t'occupes d'elle ici-bas. Elle t'embrasse. À l'infini ? Vite, au lit !
En chantier, enchantée de ne pas tergiverser et de laisser le vague à l'âme divaguer comme il te plaît. Toi qui n'es pas à moi, fais comme il te plaît de mes amoures sans contours. Fais ce qui te plaît de ces peaux de vache qui ne font pas de fleurs dans le pré. Fais ce qui te plaît de ces amours sans retour.
Comme un petit résidu, un je ne sais quoi qui ne prend plus ce qui devrait être à toi. Ce je ne sais quoi qui n'est plus, le crois-tu ? Ce je ne sais quoi qui ne sera pas à moi et qui restera bien à toi, quoiqu'il en soit. Je t'aime et c'est déjà ça. Ça ne prend pas ?