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LA PULSATILE

Pouls de récits fragmentés

Les parasols de la pluie

Nature et Culture
Les parasols de la pluie
Les parasols de la pluie

La station minérale et balnéaire replie ses parasols. La pluie tombe et les parasols rouges n'ont pas besoin de s'épanouir sur la terrasse. Au bord des cafés, sur les trottoirs, les terrasses accueillent encore des touristes qui ont remisé leurs shorts et leurs tee-shirts pour adopter le régime jean, basket, pull. Les parasols pourraient servir de parapluies mais le cafetier a opté pour le repli à l'intérieur. Plus d'extérieur dès que les gouttes tombent, il faut rentrer pour se protéger. Pas question d'être aussi mouillé qu'une poule sans poulailler. Repli sur soi pour les parasols qui ne servent...

Chat Bidule Dudule

Nature et Culture
Chat Bidule Dudule
Chat Bidule Dudule

Epicerie de Chat Bidule Dudule, c'est ici qu'on peigne les chats qui ont trop de poils. Interdit aux allergiques sous peine de se retrouver les yeux gonflés et la gorge irritée, avec un nez coulant. Une épicerie enivrante pour les fans de Bidule et Dudule, les gardiens de cette maison où vit Marie-Jeanne. Maison récente pour ceux qui aiment les greffiers et qui s'enivrent des ronronnements et du mouvement des vibrisses qui frémissent. La maison Chat Bidule Dudule vous accueille tous les jours avec Marie-Jeanne.

Court toujours

Nature et Culture
Court toujours
Court toujours

Pour cell.eux qui aiment qu'on les coupe de près et de frais à peu de frais. Coupes courtes pour les men & women qui aiment la vitesse des ciseaux qui s'activent sur le crâne 💀 pour en faire une membrane. Coupes courtes pour cell.eux qui veulent toujours ce court en cours dans la cour aux grandes tours. Court toujours pour cell.eux qu'on taille de près et de frais à peu de frais.

L'amer amer

Nature et Culture
L'amer amer
L'amer amer

Houblon, pour les blondes, les brunes et les rousses. Tu grimpes au bord de l'eau et tu rassures les stressés de la vie. Fleur sauvage, tes cônes sont subtilisés pour faire de drôles de breuvages. Bois du diable et de la salsepareille, sans pareil, tu es amère. Tu as le goût des amertumes, d'une vie qui se remplit d'une mousse légère et effervescente grâce à ta couleur luminescente. Tu favorises les grandes descentes et tu es indécente.

L'Union des superficiels présomptueux

Nature et Culture
L'Union des superficiels présomptueux
L'Union des superficiels présomptueux

Ils tournent sur eux-mêmes pour faire des petits ponts et marquer des penalties, les consanguins de la flibusterie alcoolisée qui se repaissent de leurs gros pets. Ils veulent la mort du juge arbitre qui voit bien en eux les présomptueux de la baballe qu'on envoie dans des filets trop arrosés. L'union superficielle des présomptueux rassemble ceux qui tournent en orbite sur eux-mêmes et qui s'atomisent en ne pensant qu'à eux. Des présomptueux de la baballe qui font des bulles de savon en ingérant du gel hydroalcoolique qu'ils prennent pour du gin tonic. Gin tonic et gym tonique pour l'Union des...

Enchaînés

Nature et Culture
Enchaînés
Enchaînés

Enchaînés à jamais. Esclaves des ennuis qui fracassent les esprits. Il est vaincu. On lui a retiré sa masculinité. C'était un autre temps, une autre époque où les burins remplaçaient les ciseaux du sculpteur. Vaincu à jamais dans l'esprit des villageois qui se donnent à cœur joie de le regarder, courbé et enchaîné à cet autre lui qui n'a plus la Gaule à lui. Vaincu, irrémédiablement vaincu par la populace qui s'agace et qui agace les réfractaires aux mouvements de masse. La foule s'est dispersée, reste la masse qui ne frappe plus ceux qui sont déjà vaincus d'avoir trop vécu.

La groupie du copiste

Nature et Culture
La groupie du copiste
La groupie du copiste

Elle aimait son écriture, se damnait pour ses styles, elle voudrait regarder sa main sur le stylo copier sur le carnet des versets de ses poèmes, la groupie du copiste. Elle l'aime, l'adore, c'est fou comme elle l'aime, la groupie du copiste qui continue à inscrire dans ses cahiers les vers des oppressés et des pressés. Elle l'aime, l'adore, c'est beau comme elle l'aime la groupie du copiste qui reste indifférent à ce qui se passe au-dedans d'elle, la groupie du copiste, ce moine qui reste dans ses fraîcheurs monacales près de son bocal. Elle l'aime, l'adore, la groupie du copiste qui vit comme...

Ca pique, ça griffe

Nature et Culture
Ca pique, ça griffe
Ca pique, ça griffe

C'est beau, ça griffe, ça s'agrippe et ça pique. Les rosiers grimpants s'emmêlent dans un joyeux bordel. Rose et blanc, c'est joli, couleur vanille-fraise, une glace de roses qui s'offre sur un plateau. Joyeux bordel ambiant, joyeux bordel organisé qui se désorganise au fur et à mesure du temps, au fil de la saison. Joyeux bordel ambiant qui pique, qui griffe et qui s'agrippe aux vêtements. Epines qui se cachent dans la beauté des fleurs qui ne demandent qu'à s'épanouir dans toute leur langueur.

Rayons du soleil qui se jettent

Nature et Culture
Rayons du soleil qui se jettent
Rayons du soleil qui se jettent

Rayons du soleil qui se jettent dans le lit de la rivière. Soleil qui se couche dans le lit du Loir qui tournoie avant que le noir ne l'enlace. Rayons du soleil qui embrassent le lit de la rivière avant que la nuit ne s'empare de lui. La rivière qui dort déjà paisiblement pour rêver incidemment. Lit de la rivière, miroir du ciel qui s'assombrit avant de passer une bonne nuit. Rayons du soleil qui se jettent dans le lit de la rivière dont ce n'est pas la civière.

Il porte si bien le noir

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Il porte si bien le noir
Il porte si bien le noir

Tomas Divi Il est là, il attend la femme et son enfant. Le noir lui va si bien. Elle est habillée de deuil et de demi-deuil. Il attend la femme et son enfant derrière la porte cochère. La calèche noire forme un petit rideau. Il attend la femme et son enfant, discrètement, comme on lui a appris à faire. Il n'est pas en deuil mais le noir lui va si bien. Il porte très bien le deuil, même s'il n'est pas endeuillé. Il est un peu le chevalier servant de la femme et son enfant qui sortent lentement de la maison dont la porte supporte un rideau de deuil. Il attend patiemment que la femme et son enfant...

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